INTERGENERATION

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La Roseraie - St-Imier

La Roseraie est un établissement médico-social (EMS), implanté à Saint-Imier dans le Jura Bernois. Il a été fondé en 1864 et s’appelait jadis Hospice des vieillards du district de Courtelary. Il se composait de deux bâtisses de chacune 15 lits, héritées comme donation, un bâtiment pour les femmes et un autre pour les hommes, dans des quartiers différents du village.
Un nouveau grand bâtiment a été érigé en 1903. Il a accueilli jusqu’à 165 pensionnaires, pendant la 2ème Guerre. Les dortoirs comptaient de 10 à 14 lits. Les hommes travaillaient sur le domaine agricole et les femmes étaient occupées aux travaux de ménage et à la cuisine sous les ordres du « couple » de direction. En effet, à l’époque un directeur, était choisi en fonction de ses qualités professionnelles et des qualifications de son épouse qui obligatoirement devait aussi servir la cause de l’établissement. En 1989, la première infirmière est engagée à l’Hospice des vieillards.
En 1990, un nouveau bâtiment moderne est construit, La Roseraie accueille 75 résidents, dans 75 chambres individuelles, chacune avec douche et toilette. En 2007, le personnel est composé de 77 collaboratrices et collaborateurs différents. Le bâtiment de La Roseraie a été construit en périphérie, à l’extrémité ouest du village. L’établissement se situe à 15 minutes à pied du cœur du village. L’isolement est relatif, puisque l’EMS est pratiquement adjacent à l’Hôpital du Jura Bernois. Il y est d’ailleurs relié par une passerelle. Ce lien est très rationnel du point de vue médical, et fonctionnel à différents niveaux ; ce qui provoque des économies d’échelles fort intéressantes au point de vue personnel et financier. D’autre part, le home ne se situe plus au beau milieu des prés. Des villas se sont implantées dans tous les champs voisins, ainsi qu’un jardin public.
«Le projet assure les conditions d’échapper au déterminisme et exerce une fonction transitionnelle, liant le passé, le présent et l’avenir»1. La Roseraie se situe parfaitement dans cette réflexion, un nouveau projet dans l’établissement créera les bases d’une nouvelle identité, d’une nouvelle réflexion « entre le rêve et la réalité ».
Il a fallu deux années pour qu’une unité de crèche emménage à La Roseraie, le travail reste à faire pour développer l’intergénérationnel.


Camille, juillet 2007

«Durant l’absence de pluie, ce sont les jeunes arbres qui jaunissent les premiers. Les vieux ont des cachettes souterraines qu’on appelle expérience.»
Félix Leclerc

La crèche La Pelouse et la crèche Barbapapa, lorsque la crèche communale a été fermée vers les années 1935-1936, plusieurs crèches sauvages ont émergé de part et d’autre sans pour autant garantir les mesures de sécurité et d’hygiène adéquates. Aussi à l’époque du boom industriel, quelques entreprises : Fluckiger, Nivarox, Longines, Général Ressorts, Nivaflex et Fred Stämpfli, en collaboration avec la municipalité ont décidé de fonder une crèche officielle. Dans cette perspective, la maison de maître de Mr Gygax, fabricant de boîtes de montres et également artiste peintre a été acquise et transformée à l’usage d’une crèche. Précisons toutefois que le propriétaire sachant que le bâtiment serait destiné à une institution publique l’a cédé à un prix avantageux. D’autres part, le jardin avait été aménagé par la Protection Civile au cours d’un exercice pratique joignant l’utile à l’agréable. En effet, le 8 octobre 1970, le président de cette institution, Mr Jean Rossel, avait le plaisir d’ouvrir officiellement les nouveaux locaux en transmettant les clés à Mme Huguenin qui dirigera l’institution durant cinq années. C’est alors que Mme Zysset (Schori) prend la relève le 1er avril 1975.
La crèche est ensuite devenue cantonale et communale et les fondateurs ont offert le bâtiment.
Gérer comme une fondation, la crèche La Pelouse, est placée sous la responsabilité d’un conseil de fondation. Son fonctionnement est assuré par du personnel qualifié.
Depuis 1987, un service de puériculture a été créé à l’intention des jeunes mamans. Il fonctionne chaque lundi de 14h à 16h. Les nurses répondent à toutes les questions n’ayant pas attrait à la médecine.
Pendant de longues années la crèche La Pelouse a évolué, s’est agrandie, proposant ainsi dès la rentrée scolaire 2004 une nouvelle structure d’accueil réservée cette fois-ci aux enfants fréquentant l’école enfantine, primaire et secondaire, aux enfants scolarisés sur la commune de Saint-Imier. C’est ainsi que le 13 août 2004, date de l’inauguration officielle du Griffon, qu’une nouvelle antenne est née. C’est Madame Stéphanie Cavallaro qui a la chance de mener à bien ce nouveau projet.


Au vue de la conjoncture, les demandes de placements vont toujours en augmentant et, différentes démarches ont été entreprises et la solution définitive s’est portée sur le choix de donner la possibilité de maintenir les places d’accueil des enfants fréquentant la Coccinelle jusque-là, puisque cette structure fermait ses portes. Le 1er novembre 2006, la crèche la Pelouse prend donc le relais afin de maintenir des places d’accueil pour la population locale. L’année 2007 est porteuse de grands changements, en effet le 1er janvier déjà Mme Schori directrice depuis le 1er avril 1975, passe le relais à Mme Cavallaro.
Le projet intergénérationnel étant en pleine émergence et les travaux des futurs locaux débutant en février 2007, la crèche a décidé de rebaptiser son nouveau site lors du déménagement qui a eu lieu le 13 avril, il a été donc baptisé Barbapapa. Le projet a pu donc débuter concrètement avec l’arrivée des enfants le 16 avril 2007. Les structures d’accueil de Saint-Imier emploient 19 collaboratrices et 7 stagiaires, qui accueillent actuellement 173 enfants de 3 mois à 16 ans.

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